L’église Collégiale

L’ABSIDE DE LA COLLÉGIALE : LE CHEVET PLAT

Construite sur les murs du vieux donjon, dont les assises ont bravé les siècles.

C’était autrefois le sanctuaire. Il daterait

des XII° ou XIII° siècle : de plan carré contre les usages de l’époque.

Le chevet plat est éclairé par  une grande ogive à moulures creuses, les arcs de ses voûtes retombant sur de fines colonnes.

 Magnifique vitrail du XIX°s représentant la vie de la Vierge (bien visible de l’intérieur de la collégiale).

NOTA : Son état se dégradant fortement la municipalité -avec la FONDATION DU PATRIMOINE- a engagé  une campagne de restauration en faisant appel aux dons.

LES MISERICORDES (3° quart du XV° siècle)

Langue bifide

PLACÉES DANS L’AVANT CHŒUR, elles permettaient une position « ASSIS / DEBOUT » donc miséricordieuse pour les chanoines qui devaient entendre les offices de très bonne heure (ex MATINES : entre minuit et le lever du jour, LAUDES : à l’aurore pour les psaumes de louanges)

Qui trop embrasse
Les tourtereaux
Un chanoine grincheux
Paysans au travail

Les artisans avaient le loisir de choisir leurs sujets puisque les sculptures ne se voyaient pas : relevées, elles étaient  face au plafond ; en position baissée : cachées par le chanoine assis. Aussi les figures sont souvent amusantes et illustrent parfois des proverbes qui ne nous sont pas toujours parvenus.

LUTRIN : l’Aigle de saint Jean l’évangéliste

Datant du XVIII° siècle , il est en bois peint doré.
 
Le lutrin servait de support au nouveau testament. Le prêtre lisait les évangiles, d’où la présence de l’aigle, symbole de l’apôtre JEAN.

Le fût richement orné d’instruments de musique, permet de penser qu’il servait aussi d’antiphonaire (livre liturgique catholique rassemblant les partitions grégoriennes des heures canoniales

LE CHAPIER EN HEMICYCLE

Il est composé de six tiroirs en forme de demi cercles dans lesquels les enfants de chœur rangeaient la chasuble de l’officiant une fois l’office terminé.

GERBEROY possède un des quelques rares chapiers de ce type existant en France.

La chasuble symbolise la charité, l’amour du Seigneur, qui doit envelopper le prêtre et le joug du Seigneur.

Sa couleur en rite romain, varie en fonction du temps liturgique  : rouge, blanc, vert, violet, parfois aussi rose, noir, gris cendré, ou encore de drap d’or (qui peut remplacer le blanc, le rouge et le vert), ou d’argent (qui se substitue au blanc).

LE RELIQUAIRE

La forme la plus ancienne du reliquaire chrétien est La châsse (du latin capsa, « boîte », « coffre »), qui rappelle le cercueil primitif et contient le corps entier du saint.

La dévotion populaire cherchant à honorer ceux dont les restes mortels étaient préservés fit que tout un art se développa, créant des reliquaires en matériau précieux.

A la révolution, de nombreux objets du culte : reliquaires, ostensoirs, ciboires d’or furent envoyés à la Convention Nationale. Nous devons de conserver notre reliquaire, avec les « restes » de saint Paul et de saint Jean-Baptiste, à la modestie de la façon et du matériau.